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L’AVENIR DE KYC POUR LES ASSUREURS VIE

Par Frank Roessig - Digital Finance Solutions Lead chez Telindus Luxembourg

Une étude récente montre qu’environ 2/3 du secteur de l’assurance a été touché par le blanchiment d’argent et la fraude. En effet, les criminels utilisent des tactiques sophistiquées pour réussir leurs attaques dans ce secteur d’activité, qui représente 764 milliards d’euros de primes en Europe.

La réglementation en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme est de plus en plus stricte, de nombreuses autorités, notamment l’EIPOA, le GAFI, l’ESA ainsi que des organismes nationaux, publient de nombreux textes en référence aux activités KYC. Les autorités de réglementation exigent que les assurances-vie adoptent
une approche basée sur les risques (RBA), pour établir le profil des clients et des transactions. Ces réglementations impliquent qu’un questionnaire soit complété avec des informations relatives aux risques liés à la personne, aux produits et à la distribution.


De plus la PRIIPS, exige une classification claire du profil d’investissement du client. Ainsi, les assureurs vie doivent garantir la conformité et en même-temps offrir une expérience client complète, en s’appuyant sur des outils fiables et efficaces.

La particularité de l’assurance vie réside dans ses canaux de distribution, les personnes impliquées dans la démarche, les caractéristiques des produits et également par le fait que ce service est encore largement distribué par des réseaux d’intermédiaires. Le KYC va donc permettre à l’intermédiaire directement engagé avec le client, de collecter les informations KYC pertinentes de manière complète, efficace et utilisable.
Contractuellement, plusieurs parties sont impliquées et peuvent être amenées à évoluer : la personne qui paie l’assurance, le titulaire de l’assurance et le ou les bénéficiaires.

Les produits d’assurance vie ont eux aussi des caractéristiques particulières et peuvent aussi être une source de risque : contrats à prime unique, contrats de rente, remboursement, retrait, majoration, transférabilité, prêts sur contrat, etc.

Si les intermédiaires, qu’il s’agisse de réseaux de banque-assurance, d’agents ou de courtiers, représentent toujours le plus grand canal de distribution, des canaux de distribution numériques émergent comme InsurTechs, qui sont des plateformes de marketing d’assurance en ligne et des sites de comparaison. Par conséquent, certains intermédiaires renforcent leur distribution en ligne, tout cela sous la contrainte de la productivité et l’efficience.

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